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La mine d'or de Damang au Ghana.
Le gouvernement ghanéen a confié l'exploitation de la mine d'or de Damang à la société locale Engineers & Planners, au détriment du groupe sud-africain Gold Fields. Cette décision s'inscrit dans la volonté d'Accra de renforcer la participation nationale dans le secteur minier tout en préservant les emplois et l'activité du site.
Le Ghana a officiellement désigné l'entreprise locale Engineers & Planners Ltd (E&P) comme nouveau concessionnaire de la mine d'or de Damang, jusque-là exploitée par le groupe sud-africain Gold Fields depuis plus de vingt ans. L'annonce a été faite le 7 avril par le ministre des Mines, Emmanuel Armah-Kofi Buah.
Cette décision intervient dans le cadre d'une stratégie visant à accroître la part de l'actionnariat local dans le secteur minier, pilier de l'économie ghanéenne. L'an dernier, les autorités avaient refusé de renouveler automatiquement le bail de Gold Fields, rompant avec une pratique jusque-là habituelle, avant de reprendre le contrôle du site.
Un appel d'offres avait ensuite été lancé pour relancer l'actif, dont la remise en exploitation pourrait nécessiter près d'un milliard de dollars d'investissement. Selon le communiqué officiel, la Commission des minéraux a recommandé E&P après évaluation des candidatures.
L'entreprise ghanéenne a notamment convaincu les autorités en démontrant sa capacité à mobiliser 505 millions de dollars de financement, soit au-delà du seuil minimum fixé à 500 millions de dollars. Elle a également obtenu de bons résultats sur les critères liés à l'expérience technique, à l'équipement, à la sécurité et au contenu local.
Gold Fields avait auparavant indiqué envisager une cession du site, évoquant la faible durée de vie restante de la mine ainsi que l'absence de réserves économiquement exploitables. Le groupe avait assuré le mois dernier travailler à une transition fluide vers un nouvel opérateur.
Pour les autorités ghanéennes, cette attribution doit permettre de maintenir l'exploitation de la mine, préserver les emplois et renforcer la présence des acteurs nationaux dans une industrie longtemps dominée par les groupes étrangers.