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 Trente-deux jours qui ont déplacé le centre du monde

04/04/2026 mondialisation.ca  18min #309918

 Trente-deux jours qui ont déplacé le centre du monde

Qu'est-ce qui est le mieux pour le monde : le chaos, les guerres et la destruction, ou l'ordre, la paix et la prospérité ?

Par  Prof Rodrigue Tremblay

"À mesure que la démocratie se perfectionne, la fonction de président représente de plus en plus fidèlement l'âme du peuple.

Un jour glorieux, le peuple verra enfin son vœu le plus cher exaucé et la Maison-Blanche sera occupée par un imbécile accompli, et un crétin narcissique complet."

H. L. Mencken (1880-1956), journaliste et écrivain américain, (propos rapporté dans le 'Baltimore Evening Sun', le 26 juillet 1920).

"Le but dans la vie n'est pas d'être du côté de la majorité, mais d'éviter de se retrouver dans les rangs des imbéciles." Marcus Aurelius (121-180 AD),

Empereur romain et philosophe stoïcien, (dans les "Pensées pour moi-même", 161-180 apr. J.-C.).

"Nous ne vivons plus [aux États-Unis] dans une république constitutionnelle. Nous vivons sous une forme de tyrannie déguisée. Cela peut vous déplaire, mais c'est la vérité. Nous votons, mais c'est l'État qui nous gouverne, et non l'inverse. Notre gouvernement redistribue nos richesses de manière criminelle, et nous ne faisons rien pour l'empêcher." Chuck Wooley (1941-), acteur et animateur de jeux télévisés américain, (sur Twitter (X), le 26 mars 2018).

"Lorsqu'une longue suite d'abus et d'usurpations, poursuivant invariablement le même but, révèle un dessein de soumettre le peuple à un despotisme absolu, il est de son droit, il est de son devoir, de renverser un tel gouvernement et de mettre en place de nouvelles garanties pour sa sécurité future." Déclaration d'indépendance américaine (1776).

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La paix dans le monde et l'ordre international sont aujourd'hui très fragiles, et cela est très inquiétant. En effet, en l'espace de quelques années, les lois et règles internationales et l'ensemble du droit international semblent avoir été remplacés par un arbitraire unilatéral et improvisé, fondé sur la force brute. Cela conduit à une dangereuse situation de chaos global, laquelle menace la paix et la prospérité des pays.

En réalité, un tel chaos et une telle confusion découlent d'une faille majeure dans la  Charte des Nations Unies, laquelle fut adoptée et signée à San Francisco, le 26 juin 1945.

En effet, on retrouve dans la Charte de l'ONU, un  droit de veto accordé aux cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France), lequel compte dix autres membres non-permanents. II suffit qu'un seul membre permanent émette un vote négatif (droit de veto), pour qu'une résolution du Conseil pour le maintien de la paix soit rejetée. (Article 27 de la Charte).

Dans les faits, cette disposition permet à un pays-membre permanent de lancer une guerre d'agression contre un autre pays (ou de protéger un pays non-membre permanent de le faire), sans que les dispositions prévues de la Charte pour le maintien de la paix et de la sécurité internationales ne s'appliquent.

Or, ironiquement de nos jours, c'est un des membres fondateurs de l'ONU, i.e. les États-Unis sous le gouvernement de Donald Trump, qui a le plus souvent recours à son droit de veto au Conseil de Sécurité de l'ONU pour lancer impunément des guerres d'agression à travers le monde.

Cela ne signifie nullement que le gouvernement étasunien, signataire de la Charte des Nations Unis, n'est pas tenu de respecter l'esprit et la lettre de son Article 2.4, lequel enjoint tous les pays-membres de s'abstenir, "dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies."

Cependant, si un gouvernement d'un des cinq pays-membres permanents du Conseil de Sécurité est de mauvaise foi, il peut recourir à son droit de veto pour contourner les principes fondamentaux de l'ONU.

I) L'ONU peut, en pratique, être bloquée dans sa mission de paix dans le monde

La dernière guerre d'agression en date que la Charte des Nations Unies n'a pas pu arrêter est la guerre conjointe que les gouvernements américain et israélien ont lancée contre le pays de l'Iran, le samedi 28 février 2026.

En effet, c'est à cette date qu'une campagne de bombardements militaires non provoquée et illégale contre l'Iran a été lancée, au mépris du droit international, par le président étasunien Donald Trump et par le premier ministre israélien  Benjamin Netanyahou. Cette guerre régionale pourrait ouvrir une boîte de Pandore d'où pourraient découler toutes sortes de malheurs.

L'histoire montre que ce n'est pas toujours le pays qui déclenche une guerre qui la termine. Dans ce cas précis, le gouvernement israélien semble avoir un plan militaire, régional et discutable à long terme, mais l'administration Trump semble avoir été poussée dans cette guerre improvisée par des considérations partisanes à court terme, sans aucune planification à moyen et long terme.

De plus, selon un sondage Reuters/Ipsos récent, le  peuple américain s'oppose fortement, à hauteur de 59 pour cent, à la guerre illégale de Donald Trump contre l'Iran, menée sans motifs, ni objectifs clairs. De même, le  taux d'approbation du président américain est au niveau historiquement bas de 36 pour cent, et est en chute à mesure que de plus en plus d'Américains prennent connaissance de ce qui se passe réellement.

Jusqu'à présent, cette guerre a  tué plus de 3 230 personnes, y compris plus de 175 écolières et membres du personnel scolaire innocents, lesquels ont perdu la vie lors d'une frappe directe américaine contre une école de jeunes filles à Minab, dans le sud de l'Iran. Elle se traduit par beaucoup de destruction. Selon le groupe de défense des droits HRANA, basé aux États-Unis, plus de  1 500 civils, dont 236 enfants, ont été tués en Iran depuis le début des bombardements américano-israéliens, le 28 février 2026.

II) Conséquences économiques et financières

Les dommages économiques sont énormes, avec des pénuries énergétiques à travers le monde, et une hausse des prix et des taux d'intérêt, cette dernière provoquant de violentes chutes des marchés financiers.

En effet, la guerre israélo-américaine-iranienne rend le  Japon tout particulièrement vulnérable parmi les économies industrialisées, car ce pays importe 95 pour cent de son pétrole du Moyen-Orient et ne produit que 3 pour cent de sa consommation intérieure de pétrole. Une telle situation exerce une pression à la baisse sur le yen, contraignant la Banque centrale du Japon à vendre des bons du Trésor américain pour obtenir les liquidités nécessaires au soutien de sa monnaie.

Cela pourrait causer un effet de dominos résultant en une crise économique et financière mondiale majeure. En effet, lorsque les taux d'intérêt américains à 10 ans sont en hausse avec les ventes d'obligations américaines, en même temps qu'il se produit une flambée mondiale des prix du pétrole, cette dernière alimente l'inflation dans nombreux pays et fait chuter les marchés financiers. Un freinage généralisé de l'activité économique s'en suit nécessairement. Le résultat global pourrait être une sérieuse récession économique mondiale, voire pire.

III) Le rôle joué par Donald Trump dans le désordre actuel aux États-Unis et dans le monde

Depuis qu'il a été élu à la présidence américaine, en 2016, le magnat Donald Trump a démontré qu'il était un politicien autocratique, impulsif et retors, qui a souvent des  crises incontrôlées de colère.

En effet, depuis son arrivée à la Maison blanche, il a été un créateur de chaos et de  destruction systématique. Il a souvent recours à des attaques verbales, économiques et militaires, tant à l'étranger qu'à l'intérieur de son pays. Dans ce dernier cas, la police intérieure ICE, qui rappelle par ses tactiques la Gestapo nazie, continue d'ouvrir de nouveaux camps de concentration.

Donald Trump fait souvent preuve également de malhonnêteté intellectuelle, étant un menteur pathologique qui  invente des choses de toutes pièces, pour  se glorifier et pour  humilier, intimider ou déstabiliser toute personne qui s'oppose à lui. Les gens doivent être sur leurs gardes, car la plupart du temps quand le politicien D. Trump ouvre la bouche, il  ment.

De plus, Donald Trump est un homme politique au passé très controversé. Il s'est révélé être un belliciste, un tyran et un prédateur. Sans grande surprise, une fois au gouvernement, il s'est appliqué à transposer en politique les pratiques prédatrices et autocratiques qu'il avait développées dans sa vie d'homme d'affaires de constructeur d'hôtels, de casinos et de terrains de golf.

Donald Trump est aussi un individu avec une longue liste de  méfaits. En réalité, son dossier est de facto celui d'un escroc, condamné à de nombreuses occasions au criminel.

En effet, selon l'encyclopédie Wikipédia, l'homme d'affaires en immobilier Donald Trump, dans ses affaires privées et juridiques personnelles, entre 1973 et 2016, (date de sa première élection à la présidence des États-Unis), a été impliqué dans  plusieurs milliers d'affaires judiciaires, allant de litiges commerciaux multiples à des procès en diffamation, en passant par des contestations fiscales et des affaires intensives d'inconduite sexuelle.

En outre, une fois au pouvoir, Donald Trump a systématiquement abusé du prétexte de ' pouvoirs d'urgence' pour violer la Constitution américaine. Il sape fréquemment le fonctionnement des tribunaux en s'attaquant aux juges qui statuent contre ses penchants autocratiques. Il a joué aussi un rôle important dans l' assaut du Capitol du 6 janvier 2021, et il a tenté d'invalider illégalement  les résultats de l'élection présidentielle de 2020. En d'autres termes, Donald Trump est une menace pour les institutions américaines.

À cela s'ajoutent les nombreuses accusations pour  fraudes et pour  corruption portées contre lui, dont celle d'avoir accepté un cadeau du gouvernement qatari : un Boeing 747 de luxe d'une valeur de 400 millions de dollars, sans oublier la  manipulation des marchés financiers par des investisseurs près du pouvoir et bénéficiant manifestement d'informations privilégiées. Et la liste s'allonge de jour en jour.

— À tout prendre, D. Trump est un politicien  vulgaire et qui n'a pas de classe : il est souvent malveillant, mesquin et odieux, quand il menace de bloquer l'ouverture d'un nouveau  pont ou qu'il se réjouit honteusement de la  mort d'une personne.

En fait, Trump ne projette pas l'image d'un chef d'État compétent et légitime, mais plutôt celle d'un chef de mafia, qui lance constamment des ultimatums agressifs qu'on ne peut refuser.

• La dissimulation illégale des dossiers Epstein se poursuit

Pendant tout ce temps, le gouvernement Trump poursuit activement son  opération de dissimulation du rôle de l'intéressé dans le scandale politico-sexuel de J. Epstein, lequel a réduit en esclavage plus d'un millier de jeunes filles mineures originaires de différents pays, dans un réseau international de pédophilie, au service de personnes riches et influentes et impliquant certains services de renseignements.

Il s'agit également d'un réseau international de trafic sexuel qui a reçu  plus d'un milliard de dollars de diverses sources.

Tout cela est à peine connu, en violation flagrante d'une  loi adoptée à la quasi-unanimité par le Congrès étasunien, la "Loi sur la transparence des dossiers Epstein", et promulguée le 18 novembre 2025, laquelle exige que le gouvernement Trump rende public l'intégralité des documents contenus dans les dossiers Epstein, ce qui est loin d'avoir été fait.

IV) Comment un candidat aussi peu préparé que D. Trump a-t'il pu être élu à la présidence des États-Unis ?

Les historiens de l'avenir s'interrogeront sans doute sur les circonstances politiques et économiques particulières qui ont pu permettre à l'homme d'affaires Donald Trump d'être élu président des États-Unis.

En effet, comment un candidat aussi peu recommandable,  condamné au criminel pour 34 chefs d'accusation de félonie, doté d'un caractère instable qui parfois frôle la démence, en plus d'être un individu impliqué dans le réseau international de prostitution de jeunes filles mineures de J. Epstein, son voisin et ami pendant quinze ans en Floride, a pu se hisser au poste de président des États-Unis ?

De même, les historiens auront sans doute du mal à expliquer comment Donald Trump a pu se maintenir au pouvoir pendant tant d'années, (2017-2021 et 2025-2026) sans être destitué pour cause, conformément à l'un ou l'autre des deux articles de la constitution américaine prévus à cet effet :

Art. II, sec. 4 : ("Le président des États-Unis sera destitué de ses fonctions en cas de mise en accusation et de condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes et délits graves.").

• le 25e amendement : ("Lorsque le vice-président et la majorité des principaux responsables des départements exécutifs transmettent... au président pro tempore du Sénat et au président de la Chambre des Représentants une déclaration écrite attestant que le président est incapable d'exercer les pouvoirs et les fonctions de sa charge, le vice-président assume immédiatement les pouvoirs et les fonctions de la charge en qualité de président par intérim.").

Ce sont les deux articles qui ont été conçus expressément pour destituer un président qui a perdu les pédales.

Or, côté santé, il semble de plus en plus que Donald Trump, 79 ans,  se fait traiter présentement pour la maladie d'Alzheimer et la démence, comme son père. Les membres du Congrès américain doivent en prendre note.

Ces derniers mois, en effet, Donald Trump est devenu un électron libre et une véritable menace mondiale. Il s'est lancé dans des guerres insensées à travers le monde.

Non seulement il a attaqué militairement le Venezuela pour mettre la main sur ses  ressources pétrolières et il a déclenché une nouvelle guerre d'agression anticonstitutionnelle et déstabilisatrice contre l'Iran, avec aussi une intention manifeste de  contrôler les réserves de pétrole de ce pays, mais il s'est aussi abaissé jusqu'à imposer, tel un tyran cruel, un  embargo pétrolier illégal à Cuba, un petit pays en manque de carburant et d'électricité.

Conclusion

Selon de nombreux  médecins, des  neuroscientifiques et des  psychiatres, l'homme d'affaires américain Donald Trump, âgé de 79 ans et actuellement président des États-Unis, voit son état de santé physique et mental décliner rapidement et même s'aggraver de jour en jour. Cela rend Donald Trump non seulement malade, mais aussi inapte à diriger un gouvernement, quel qu'il soit.

En effet, le comportement douteux et curieux du président américain en exercice, ses propos improvisés et ses insultes à tout-va, ainsi que ses politiques perturbatrices et parfois carrément idiotes, indiquent qu'il est trop incompétent et trop dangereux pour exercer la fonction de président des États-Unis.

De plus, son ignorance généralisée le pousse à changer constamment d'avis, ce qui l'amène à improviser et à modifier sans cesse ses positions, au gré de ses interlocuteurs. Ses politiques macroéconomiques, insensées et improvisées, ont été condamnées par la quasi-totalité des économistes qualifiés, tandis que ses raisons invoquées pour lancer illégalement des guerres arrogantes, destructrices et coûteuses contre d'autres pays ont été fortement critiquées.

Le chaos politique, économique et militaire actuel dans le monde est largement imputable à Donald Trump et à ses interventions débridées. Cela annonce non seulement des catastrophes humanitaires, mais aussi une grave récession économique mondiale. Cela présage également un déclin important de la réputation des États-Unis dans le monde.

Par conséquent, les membres élus du Congrès américain, et en particulier la majorité républicaine à la Chambre des représentants et au Sénat, devraient prendre des mesures concrètes pour mettre un terme au cirque politique quotidien de Donald Trump.

Ils devraient l'empêcher de concentrer tous les pouvoirs politiques entre ses mains, en violation flagrante de la Constitution américaine, et l'arrêter de lancer des guerres d'agression et des attaques économiques anticonstitutionnelles contre d'autres pays.

De plus, comme l'a clairement statué le tribunal de Nuremberg, les officiers militaires ont la responsabilité de ne pas obéir à des ordres illégaux de commettre des crimes de guerre et des atrocités.

Rodrigue Tremblay

Professeur émérite, Université de Montréal

Image en vedette : Capture d'écran. Source :  omsac.org

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Rodrigue Tremblay est professeur émérite d'économie à l'Université de Montréal et lauréat du Prix Richard-Arès pour le meilleur essai en 2018, La régression tranquille du Québec, 1980-2018, (Fides). Il est titulaire d'un doctorat en finance internationale de l'Université Stanford. Ministre de l'Industrie et du Commerce dans le cabinet Lévesque du 26 novembre 1976 au 21 septembre 1979.

On peut le contacter à l'adresse suivante :  email protected

Il est l'auteur du livre de géopolitique  Le nouvel empire américain et du livre de moralité  Le Code pour une éthique globale, de même que de son dernier livre publié par les Éditions Fides et intitulé  La régression tranquille du Québec, 1980-2018.

Site internet de l'auteur :

 rodriguetremblay.blogspot.com

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Par  Prof Rodrigue Tremblay

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